Samedi 10 mars 2012-Journée Cinéma et débat-Haïti et devoir de Mémoire

COMMUNIQUÉ DE PRESSE

 

Samedi 10 mars 2012 –

 Journée cinéma et débat – Cinéma de Sève – Université Concordia

Haïti et le devoir de mémoire.

 

 

Après cinq ans de recherche et d’activités, le projet Histoires de vie Montréal clôture ses travaux en juin 2012.

Pour souligner l’importance de ce projet, de nombreuses activités seront organisées en mars de cette année.

 

C’est dans ce cadre que le groupe de travail Haïti, organise une journée de cinéma et de discussion le samedi 10 mars 2012, avec pour thème : Quand l’actualité réactive l’histoire passée dans le cadre des Rencontres Histoires de vies de Montréal.

 

À partir de la projection du film L’homme sur les quais (1h41) de Raoul Peck (1992), et d’un témoignage audiovisuel (10’) d’une personne ayant survécu à la prison duvaliériste, une « réflexion en spirale » autour et au-delà de l’expérience de la peur, d’abord subie individuellement et collectivement dans un contexte de violence politique, puis distanciée ou maîtrisée, et transformée en énergie pour construire une histoire de vie bonne et remplie de sens permettra de comprendre l’histoire des ces Haïtiens venus vivre à Montréal.

 

Plusieurs personnes de la communauté haïtienne qui ont participé au projet seront présentes pour témoigner de leur vécu en résonance avec le film. Le public est invité également à apporter son témoignage.

 

Le Comité contre l’impunité et pour la justice en Haïti avec pour porte-parole : Jan J. Dominique, évoquera les conséquences du retour de Jean-Claude Duvalier depuis le séisme du 12 janvier 2010 en Haïti et notamment les relations entre peur et impunité.

 

Conjointement à cette projection/discussion, dans l’espace forum qui jouxte le cinéma, vous pourrez admirer des peintures de l’artiste Marie-Denise Douyon, une exposition de photos choisies de l’époque duvaliériste par le CIDIHCA 

 

Des nombreux ouvrages sur cette période historique et des témoins seront en vente.

 

Date : Samedi 10 mars 2012

Lieu : CINEMA DE SEVE – J.W. McConnell Building (Library), local LB-125, 1400 de Maisonneuve West http://iits.concordia.ca/services/cinemas/deseve.shtml

Heure : 14h à 18h

 

 

 

Détails

14h00-15h50:     PROJECTION du film : L’homme sur les quais (1h41) de Raoul Peck (1992)

15h50- 17h20      DISCUSSION-DÉBAT à partir du film

 

15h50-16h20       Première Partie : Discussion sur l’expérience de peur et de violence.

16h20-16h35       Pause

16h35-17h20       Deuxième Partie : Projection d’une digital story (10’) – réflexion sur la résilience vis-à-vis de cette peur et des conséquences du retour de Jean-Claude Duvalier depuis le séisme du 12 janvier 2010.

 

17h20-17h35       CONCLUSION – Carolyn Fick et Jan J. Dominique Comité contre l’impunité et pour la justice en Haïti (CCIPJH)

17h35-18h00       FIN DES DISCUSSISONS ET CLÔTURE

 

Entrée libre


Comité d’organisation :

Carolyn Fick, Coordinatrice du groupe Haïti

Frantz Voltaire, membre communautaire associé.

Ernst Jouthe, chercheur associé.

Lise Gantheret, Coordonnatrice des entrevues

 

Pour plus d’information :

Lise Gantheret

Gantheret.l@sympatico.ca

Centre for Oral History and Digital Storytelling/Centre d’histoire orale
et de récits numérisés
LB-1042, 514-848-2424 
1400 de Maisonneuve W
Montreal, Qc, H3G 1M8

http://storytelling.concordia.ca

 

POUR EN SAVOIR PLUS

 

Histoires de vie Montréal

Histoires de vie des Montréalais déplacés par la guerre, le génocide et autres violations des droits de la personne (« Histoires de vie Montréal ») est un projet axé sur l’histoire orale, qui étudie l’expérience et le souvenir de violences de masse et de déplacements. Une équipe de chercheurs universitaires et communautaires réalise actuellement des entrevues auprès de plus de 500 résidentes et résidents montréalais.

GROUPE DE TRAVAIL HAÏTI

Le groupe de travail Haïti vise principalement à examiner la relation qui existe entre la violence sous le régime de Duvalier et le déplacement d’Haïtiens à travers le monde, notamment au Québec, dans la région métropolitaine de Montréal. Le groupe de travail cherche à cerner les facteurs qui ont poussé les Haïtiens à quitter leur pays et ceux qui les ont conduits à venir s’installer à Montréal.

http://www.histoiresdeviemontreal.ca/fr/node/17

 

 

CIDIHCA

 

Organisme sans but lucratif, le Centre International de Documentation et d’Information Haïtienne, Caribéenne et Afro-canadienne (CIDIHCA) a été fondé en 1983, à Montréal.  Dirigé par Frantz Voltaire, il est, à ce jour, l’un des rares organismes ethniques francophones œuvrant dans le domaine de la recherche, des arts et de la culture, dans la métropole du Québec.

 

http://www.cidihca.com/default.php

 

Exposition de photos de l’époque duvaliériste.

Les images de cette exposition nous ramènent à une époque troublée de notre histoire, à un moment où des tentatives de réécriture de l’histoire visent à banaliser la période de la dictature des Duvalier. Il est nécessaire de se souvenir non seulement pour les victimes des macoutes, mais aussi pour ceux qui sont nés après et n’ont pas connu cette période, ceux pour qui ces images seront indispensables mais cependant insuffisantes.

 

L’homme sur les quais (1h41) de Raoul Peck (1992) – version française

 

Port-à-Piment, une petite ville de province dans l’Haïti des Duvalier. Période rouge-sang. Des familles entières sont décimées, l’arbitraire devient institutionnel. Les parents de Sarah, 8 ans, ont dû fuir le pays dans des circonstances scabreuses. Le père, François Jansson, officier discrédité, confie Sarah et ses deux soeurs aux bons soins de leur grand-mère Camille Desrouillere. Pour celles-ci commence une période de moments dramatiques, cocasses et absurdes…

 

 

 MARIE DENISE DOUYON

www.afrikecoart.com

www.galerieblanche.com

 

Peintre montréalaise d’origine haïtienne, Marie-Denise Douyon poursuit des études en arts visuels à New York. Établie à Montréal où elle vit et travaille depuis 1991, son parcours artistique est marqué par la transhumance et par l’expression d’une identité qui puise désormais à même les racines de l’Afrique et de sa terre d’accueil, le Québec.

Montréalaise qui évolue dans un Québec concerné par les changements climatiques, les thèmes liés au réchauffement climatique, aux catastrophes écologiques et à leurs répercussions sociales et environnementales sont au centre de sa démarche artistique. Par le biais de la récupération, Marie-Denise crée à partir de rebuts et autres objets trouvés.

Marie-Denise Douyon expose tant au Québec qu’à l’étranger, à Montréal ses œuvres sont exposées en tout temps à la Galerie Blanche du vieux Montréal et à la galerie Viva Vida à Pointe Claire.

 

Comité contre l’impunité et  pour la justice  en Haïti – CCIPJH

 

La justice haïtienne

bafoue les victimes et les survivants

de la dictature de Jean-Claude Duvalier

 

Montréal, le 3 février 2012 – À l’occasion du 16 janvier, un an après le retour de Jean-Claude Duvalier en Haïti, le CCIPJH avait fait paraitre une lettre ouverte interpellant les  citoyens épris de justice et de liberté en Haïti et également les instances judiciaires haïtiennes, pour que justice soit rendue aux victimes des violations des droits humains et crimes contre l’humanité commis sous le régime de JC Duvalier.

Sans préjuger des résultats d’un éventuel procès, nous voulions espérer que le magistrat instructeur reconnaîtrait à ces victimes le droit de présenter leurs arguments devant une cour de justice. Le travail des avocats haïtiens des victimes, épaulés entre autres par Avocats Sans Frontières Canada et le Bureau des Avocats Internationaux, avait bien montré que ce dossier ne pouvait disparaitre sous la couverture de la prescription, principal argument des avocats de J.C. Duvalier.

Le 30 janvier dernier, un an après avoir été saisi du dossier, le juge d’instruction Carvès Jean fait connaître sa décision : il renvoie J.C. Duvalier devant un juge correctionnel pour être jugé pour détournement de fonds. Cette ordonnance balaie d’un revers de main les plaintes déposées et les documents présentés pour les appuyer et avilit, de ce fait, la Justice haïtienne. Cette décision n’est pas seulement une gifle aux victimes du macoutisme et du régime de J.C. Duvalier, mais pour nous du CCIPJH, elle donne raison à tous ceux qui ont manifesté une absence totale de confiance en la justice de notre pays. Car, ici à Montreal, le CCIPJH s’est heurté, dans son travail de mobilisation de la communauté, à une phrase qui revenait sans cesse et à laquelle nous avons tenté de répondre : « À quoi bon porter plainte, cela ne va servir à rien, la justice en Haïti est complètement corrompue. » Chaque fois, nous répondions : « Si nous ne faisons rien, nous ne pourrons nous en prendre qu’à nous-mêmes. Nous devons exiger que la justice haïtienne fasse pour une fois son travail. Nous devons croire qu’elle le fera. » Le juge Carvès Jean a donné raison à ceux qui, à Montréal et probablement ailleurs, peuvent aujourd’hui s’exclamer : « Nous vous l’avions bien dit ! Cela ne sert à rien. »

Pourtant, nous continuons à croire que si la pression est suffisamment forte, sur cette justice haïtienne, sur les autorités politiques qui se font complices de J.C. Duvalier, nous pourrons faire renverser cette décision. C’est ce sur quoi il convient de se mobiliser maintenant.

Dans notre région si fertile en dictatures, un vent de changement a soufflé. Non seulement par l’avènement de gouvernements progressistes, mais surtout et plus important, par la volonté de juger les bourreaux d’hier. Au Guatemala, on juge aujourd’hui les généraux responsables d’exactions pendant la sale guerre, plus de 30 ans après….Les Mères de la Place de Mai en Argentine ont marché patiemment jour après jour pour demander justice pour leurs disparus – elles étaient une poignée. Aujourd’hui leur combat porte fruit. Au Brésil, Dilma Roussef, qui avait subi la torture sous le régime des colonels, se trouve aujourd’hui à la tête de son pays.

Il n’est plus temps de tenter de convaincre d’autres victimes de l’importance de porter plainte ; le nombre de plaintes aurait-il infléchi la décision du juge Carvès Jean? Nous en doutons. Son ordonnance est une concession au pouvoir politique. À l’heure actuelle, seule une grande mobilisation de la communauté haïtienne, tant en Haïti qu’à l’étranger, et un appel à la solidarité régionale et internationale, peuvent nous permettre d’aller de l’avant.

Le Comite contre l’impunité et pour la justice en Haïti (CCIPJH) en appelle donc à la conscience de tous les Haïtiens et Haïtiennes, mais aussi à la conscience de tous les citoyens du monde, aux Gouvernements du Quebec et du Canada, à tous ceux qui croient en la justice et la liberté, pour que le cas Duvalier ne retombe pas dans l’oubli. Il nous faut crier haut et fort que l’impunité cette fois-ci ne passera pas. La mascarade a trop duré. Notre indignation constante et renouvelée doit accompagner les plaignants qui font appel de ce jugement inique, pour forcer le système judiciaire haitien à servir enfin la population et à répondre aux revendications des familles de milliers de victimes du Duvaliérisme. Ils ont besoin de votre engagement aux cotés de la liberté et de la justice.

Pas de démocratie sans justice !

 

Source : Jan J. Dominique, porte-parole

Comité contre l’impunité et pour la justice en Haïti (CCIPJH)

514 806 1469 * 514 574 6518 *  / ccipjhmontreal@gmail.com

 

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